Palais de justice : « Ma mère n’a aucun droit dans la cour »
« Mon père a trois femmes. Ma mère est la première. Mais elle n’a droit à rien dans la cour. Elle ne mange pas dans le même plat que les deux autres. Elle est laissée à elle-même et est aussi souffrante », expliquait Issa (35ans) les larmes aux yeux devant le tribunal. Employé de commerce, il était poursuivi pour avoir porté des coups sur son père Tiémoko, provoquant une incapacité de travail de 24 jours. En effet, selon les déclarations d’Issa, il était dans son salon entrain d’écouter le journal à la radio. Entre temps, il entend sa mère en sanglots. Sorti pour s’en imprégner, il voit les deux filles des autres femmes qui se moquent de sa mère. Il leur donna une bonne correction. Le papa qui n’a pas digéré s’en est pris au grand frère. En voulant se défendre, Issa va retirer la canne de son père. Celui-ci âgé de 75 ans se retrouva à terre avec des égratignures sur la tête, et vomissait du sang. Interpellé pour ces faits, Issa a reconnu son acte devant les juges, mais avoue ne l’avoir pas fait volontairement. Pour le parquet, il l’a fait de plein gré. «Votre acte est grave. Si votre père mourait suite à cette altercation, ce serait un parricide qui est passible de la peine de mort », lui explique le juge. Bien qu’il soit délinquant primaire, le procureur a estimé que son attitude est en contradiction avec la loi. Le tribunal l’a donc déclaré coupable et l’a condamné à 12 mois de prison avec sursis.
Ils volent des radiateurs de la Sitarail
Trois vigiles, tous employés de la société ferroviaire Sitarail ont comparu à la barre pour répondre des faits de vol et recel. Ils auraient assisté, selon le procès-verbal un certain Moussa pour le vol des pièces de moteurs appartenant à Sitarail. Quel est le rôle d’un vigile ? A demandé le juge aux vigiles prévenus. Ceux-ci ont répondu que leur rôle est bien sûr de surveiller pour éviter les vols. Ils ont assisté Moussa parce que ce dernier à chaque fois qu’il dérobait des pièces, leur donnaient en reconnaissance des sommes d’argent. Aucun d’eux n’a nié son forfait. Le ministère public a cependant requis de les maintenir dans les liens de la prévention et de les condamner à une peine qui conviendrait au tribunal. Après délibération, le tribunal a condamné deux des prévenus à 6 mois de prison avec sursis, et le troisième à une peine ferme de 6 mois.
Rassemblés par
Bassératou KINDO





