Vision de L’Express sur… : La qualité de l’air au lycée Guimbi Ouattara de Bobo
Le lycée professionnel régional Guimbi Ouattara de Bobo-Dioulasso, est dérangé dans sa quiétude. Et pour cause, la qualité de l’air n’est guère bonne pour les élèves et leurs professeurs et partant pour les populations environnantes. Parce que, la pollution de l’air est très récurrente dans cette partie de la ville. Mais cela est lié principalement à l’œuvre de certains « petits malins ». Ledit lycée est situé au secteur 22 de la ville de Bobo-Dioulasso en périphérie. Tout autour, c’est un dépôt de toute sorte de déchets de ménage et autres en provenance de la ville. Les déchets les plus préoccupants sont ceux de mauvaise odeur notamment des WC. En effet, des camions vidangeurs de WC déversent leur contenu à proximité de la clôture de l’établissement. Il faut donc comprendre comment ces élèves et leurs professeurs souffrent dans leur cadre de travail à cause de la pollution. Cette zone non viabilisée est devenue une zone de production par excellence du fait de sa fertilité. Au regard de la matière organique que les uns et les autres déversent dans la nature. On pourrait dire aussi que c’est avec la complicité des propriétaires de ces parcelles. Tenez vous bien, un jour nous avions eu l’occasion de visiter cet établissement en fin de matinée et nous avions été frappés par une odeur fétide. Nous nous sommes posés beaucoup de questions avant de connaître la source de provenance. Vite, on nous a fait comprendre que l’odeur provenait des déchets extraits des WC que les camions vidangeurs déversent tout près de la clôture de l’établissement. Il faut noter que cette odeur nauséabonde et impure perturbe la quiétude et les cours dans l’établissement. Les populations environnantes elles n’ont plus ne sont pas épargnées par cette pollution. Le proviseur du lycée professionnel régional Guimbi Ouattara soutient que : « il nous arrive des jours où nous ne pouvons même pas mettre la tête dans nos bureaux ni les élèves dans les classes. Et nous sommes obligés de libérer les élèves ». Il faut vite comprendre par là, que dans de telles conditions, il est difficile de travailler dans la sérénité. Il y a également un autre fléau que l’on constate presque tous les soirs, il s’agit des fumées noires des pneus qui nuisent à la protection de la couche d’ozone. Sans oublier que l’inhalation de ces fumées peut engendrer des maladies respiratoires comme les crises d’asthme. Il faut dire que, les conditions de l’écosystème sont entrain d’être remises en cause si les autorités ne prennent pas de précautions. Afin de garantir à ces élèves et leurs professeurs de bonnes conditions de travail. Sinon nous osons croire qu’une telle situation risque d’entraîner des conséquences graves à la santé des populations.
Zanga Souleymane DAO





