1er anniversaire de la mort de Justin Zongo : « Sous le signe du deuil et du recueillement » 1er anniversaire de la mort de Justin Zongo : « Sous le signe du deuil et du recueillement » 1er anniversaire de la mort de Justin Zongo : « Sous le signe d
Hier mercredi 22 février 2012, les étudiants et les élèves de la ville de Koudougou ont commémoré par une marche pacifique la mort de leur camarade. Ils ont fait un sit-in devant le haut-commissariat.
Cela fait un an, jour pour jour soit le 22 février 2011, que les manifestations violentes commençaient à Koudougou. Des émeutes nées suite à la mort de l’élève Justin Zongo, au commissariat de Koudougou. La suite, tous les Burkinabè la connaissent et chacun l’interprète aujourd’hui comme il peut. Ces manifestations se sont traduites par des casses et des pillages de biens publics et privés dans plusieurs localités de notre pays. Pour ce 1er anniversaire de sa mort, toutes les structures des associations scolaires et estudiantines ont affiché leur volonté et leur détermination à rendre hommage au héros. A Koudougou, cette commémoration est placée « sous le signe du deuil, du recueillement, du bilan et des perspectives ». Ainsi durant 48 heures, les étudiants avec à leur tête, l’Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB) ont organisé cette marche pacifique, au terme de laquelle ils ont remis une plate-forme au Haut-commissaire comprenant plusieurs points de revendications. En effet, la marche a débuté du campus de l’université de Koudougou et s’est terminée devant le Haut-commissariat par la remise du message. La mobilisation était de taille sur une distance d’environ trois kilomètres. L’itinéraire de la marche a concerné l’axe principal de la ville. L’ANEB rappelle aux autorités de notre pays de satisfaire avec diligence les préoccupations qui leurs sont soumises. Le président de l’ANEB de Koudougou, Francis Nikiéma a énuméré les différentes revendications. Le 1er point a concerné la question des dossiers des 5 autres camarades disparus pendant les temps forts de la crise sociale. «Nous avons entendu lors d’une conférence de presse comme tous les citoyens du pays, la justice parler de ces dossiers. Mais nous, nous restons perplexes sur la question des dossiers évoluant de la sorte et ayant connu des sorts tragiques. Cela nous inquiète et nous oblige à rester encore plus vigilants » a indiqué le président. En outre, il s’agit de la relecture des textes des franchises universitaires et les conditions de vie et travail. Notamment le manque criard d’infrastructures d’accueil dans les universités qui oblige les étudiants à squatter des locaux en ville pour prendre les cours. Selon, Francis Nikiéma, toutes ces préoccupations n’ont jusque-là, connu d’amélioration en dépit des multiples promesses faites par les autorités. Avant de quitter le Haut-commissariat, il a soutenu que cette marche pacifique risque d’être le début d’une lutte si rien n’est fait dans un bref délai pour satisfaire leurs préoccupations exprimées. Le Haut-commissaire, Samuel Zoungrana, a rassuré les étudiants de transmettre à qui de droit le message réceptionné.
Zanga Souleymane DAO





