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Global News

Maouloud : L’avis des Ahmaddies et des Soufis

Chaque année les musulmans du monde entier commémorent le Maouloud, marquant la naissance du Prophète Mohamed. Il sera commémoré dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 février prochain. Nous avons rencontré l’Amir et chef missionnaire de la communauté islamique Ahamadiyya au Burkina Faso, Khalid Mahmood Shahid et le Cheick Soufi Moaze de la communauté spirituelle musulmane des Soufis du Burkina Faso pour en savoir plus.

 

Pour l’Amir et Chef missionnaire de la communauté islamique Ahmadiyya, Khalid Mahmood Shahid, dans la religion musulmane, il n’est pas indiqué de fêter la naissance d’une personne. Le Prophète Mohamed n’est pas né aujourd’hui. Il est né, il y a 14 siècles avant. Le Prophète Mohamed a vécu pendant 63 ans. Dans les hadis, le Saint Coran ou dans l’histoire de l’islam, aucun passage indique la commémoration du Maouloud. Après la mort du Prophète, aucun de ses successeurs n’a manifesté ce jour. Si aujourd’hui, nous célébrons ce jour ce n’est pas une obligation. Mais ce n’est pas aussi interdit car, à cette occasion les musulmans chantent les louanges du Prophète. Seulement il ne faut pas aller au-delà du sens réel, en dilapidant de l’argent ou en s’adonnant à d’autres activités. L’objectif, c’est de prier, chanter ses louanges, retracer son histoire, remercier le bon Dieu. Il faut à tout prix éviter tout gaspillage ce jour. La commémoration de la naissance du prophète n’est pas interdite, au contraire elle permet de rendre grâce à Dieu et à son Prophète. Au Burkina Faso cette commémoration est bien faite dans son ensemble, mais ailleurs elle est exagérée et on oublie souvent son vrai sens qui est la parole du Prophète. Cette commémoration doit se faire tous les jours. Chez les Ahmaddies, ce jour est célébré chaque mois ensemble, et chaque jour individuellement : chaque mois, tous les Ahmadies se rassemblent et manifestent leur reconnaissance au Prophète Mohamed en le louant et en retraçant son histoire. Comment il était envers son prochain, ses amis et ennemis, son caractère.  Le fondateur de la communauté islamique Ahmadiyya, l’Imam Mahdi ou Hadhat Mirza Ghulam Ahmad a instauré 10 conditions pour être Ahmaddies. La 3ème condition voudrait que chaque personne qui veut être Ahmaddie invoque le salut du Prophète chaque jour. Célébrer la naissance du Prophète est une bonne chose à condition que la célébration soit modeste. C’est un mois de bénédiction et nous allons l’organiser dans toutes les provinces mais en « différés ».

 

Selon la communauté spirituelle des Soufis

Avant de commémorer la naissance du Prophète, il faut d’abord le connaître et on saura si cette commémoration va avec l’islam. Nous ne parlerons pas de n’importe quelle personne mais du Prophète Mohamed dont le nom est cité dans le Saint Coran. Le Prophète Mohamed est venu pour la grâce universelle en apportant la bonne nouvelle aux hommes. Il est né le 20 Avril à La Mecque en l’an 571 du mois grégorien. Il était tolérant, patient. Il fut la première personne à proclamer l’égalité des races. Chez les Soufis, il y a dans le Saint Coran plusieurs passages qui autorisent la commémoration de la naissance du Prophète. Ce jour est commémoré simplement pour remercier Dieu de leur avoir envoyer le Prophète Mohamed qui est un grand guide. C’est une reconnaissance divine. Dans le Saint Coran, Dieu nous conseille d’être reconnaissants. Ce passage nous permet de marquer cette naissance en manifestant notre joie à travers des prières de bénédiction et des louanges. Toutes les semaines, le Prophète célébrait sa naissance et il jeûnait ce jour. Lundi, c’est ce jour qu’il est né et c’est ce jour que Dieu lui a révélé pour la première fois le Saint Coran. En commémorant cet anniversaire, les musulmans bénéficient de plus de bénédiction, de pardon, d’amour et de la grâce de Dieu tout en s’éloignant de l’enfer. Des bénéficions sont faites également pour la promotion de la paix et la cohésion sociale de nos Etats. Nous allons à Bamako au Mali chez notre grand Cheick Soufis Bilal, pour commémorer avec lui cette naissance. Après notre retour, nous allons la célébrer à Ouagadougou de façon différée.

Jules TIENDREBEOGO