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Enfin, elles ont accepté provisoirement

Les femmes récalcitrantes de Léguémalôgô qui ont refusé d’aller au nouveau marché des fruits et légumes construit à plus d’un milliard et demi au secteur 9, et qui avaient dans un premier temps refusé de rejoindre la place qu’on leur a attribuée après qu’une délégation gouvernementale soit venue les rencontrer au gouvernorat, ont finalement accepté de s’installer à l’ancien marché des poissons, sis au secteur 22, Yéguéré. La délégation gouvernementale était composée du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité et de celui de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. Selon le service de la presse du gouvernorat où elles ont été reçues hier en milieu de journée, elles ont accepté « provisoirement » ce site. En tout cas, le gouverneur s’est fortement impliqué dans la résolution de la crise en écoutant chaque protagoniste sans prendre parti. C’est du reste ce qu’a reconnu l’une des femmes qui a relaté qu’elles ont failli même s’en prendre à lui. Mais il a gardé son calme et continué à travailler à l’apaisement. Espérons que la question est résolue à moitié. On peut donc croire que ceux qui sont accusés à tort ou à raison de les soutenir ont enfin compris la nécessité de « mettre balle à terre ». Ce qui peut ne pas être faux pour ceux qui ont eu l’occasion de participer à ce dialogue avec la délégation gouvernementale. Puisque les femmes ont nommément cité certaines personnes qu’elles contacteraient chaque fois qu’il y aura quelque chose et qui leur donneront sans doute des indications.

 

Une chanson contre Salia Sanou ?

Des artistes non encore identifiés (par nous) ont composé dans ce laps de temps qu’a duré la crise de Léguémalôgô, une chanson qui n’est pas forcément tendre avec le bourgmestre de la ville de Bobo. Ces artistes dénoncent haut et fort en langue française et bobo la trahison dont les femmes de Léguémalôgô et une partie des Bobos ont fait l’objet de la part du maire. Selon eux, ils leur auraient promis que Léguémalôgô ne déménagerait jamais tant qu’il est maire. Aujourd’hui, alors qu’il est maire, Léguémalôgô est en train de déménager. Dans la même chanson, ces artistes demandent à l’ancien maire Célestin Koussoubé de leur pardonner parce qu’eux aussi l’ont trahi. N’est-ce pas ceci qui explique cela ? Allez-y comprendre ! !

 

De Léguémalôgô à la division des Bobos ?

On est tenté de croire que derrière cette affaire de Léguémalôgô se trouve une autre « affaire » qui ne dit pas son nom. Elle pourrait être cette légendaire bagarre de leadership que se livrent Dioulasso-bâ et Dagasso au sujet de la conduite des affaires coutumières à Bobo. Car, à en croire l’un des intervenants à la rencontre avec la délégation gouvernementale, un camp, notamment celui du chef de canton, aurait travaillé dans cette affaire sans associer les autres familles. On comprend pourquoi dès les premiers moments de l’intervention de la police, les femmes et des jeunes sont allés s’en prendre au hangar du chef de canton où ils ont brisé des chaises et défoncé le plafond.

 

« Le maire Salia Sanou est dans son rôle »

« A l’endroit du maire, je voudrais dire quelque chose. Il faut comprendre que dans cette affaire, le maire est dans son rôle. C’est son devoir d’organiser sa ville, de créer les conditions pour un mieux-être des habitants de sa ville » a dit le ministre Jérôme Bougouma. Avant d’ajouter « mais comme il s’agit de nos mères, de nos femmes, de nos sœurs et de nos filles, il faut qu’on trouve d’autres moyens de les satisfaire ». Seulement, dans les débats, « nos sœurs, nos femmes et nos mères » n’ont voulu donner aucun choix aux autorités. « Si vous nous donnez un endroit, si ça ne nous plaît pas, on va refuser ». « On veut n’importe quel autre endroit, sauf le nouveau marché. Même si on va nous égorger, nous préférons cela que d’aller sur ce nouveau marché ». N’est-ce pas pourquoi le maire a rompu le dialogue avec elles ?

 

Conseil régional et Rhône-Alpes : évaluation de la coopération

Le Conseil régional des Hauts-Bassins et son partenaire français qu’est la Région Rhône-Alpes vont s’asseoir autour d’une même table. Ceci pour faire le point de leur parcours commun en vue d’apporter des réajustements s’il y a lieu. Ainsi, les deux partie auront une rencontre le mardi 7 février 2012 à partir de 10 heures dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Bobo, en marge de la session extraordinaire du Conseil régional qui aura lieu au même lieu et à la même date. Après le travail des experts sur le sujet en fin 2011, une première rencontre a déjà été organisée en Rhône-Alpes entre les deux institutions.

 

Vingt ans au service de l’économie burkinabé

La Société ouest-africaine de fonderie fondée par Mamadi Camara, bien connu dans le milieu économique et des affaires à Bobo, a vingt ans. En effet, c’est en 1992 qu’a été créée à Bobo-Dioulasso, où se trouve le siège social, la SOAF. Avec pour ambition de travailler principalement dans le domaine de la fonderie, de la soudure, de la mécanique générale du wagonnage et de l’équipement ferroviaire. Aujourd’hui, vingt ans après, la SOAF « se porte bien » malgré l’environnement économique international, national et surtout bobolais assez défavorable. C’est donc une prouesse qu’a réalisée Camara et les 57 employés qui y travaillent. Dans son domaine d’activités, la SOAF travaille avec l’ensemble des sociétés minières du Burkina, avec les sociétés ferroviaires telles que la SITARAIL (Abidjan-Niger) et TRANS-RAIL (Mali-Sénégal). La SOAF est également à la base du « boom » des huileries au Faso, principalement à Bobo, puisque c’est elle le principal équipementier et en même temps fournisseur de pièces de rechanges. Pour cet anniversaire qui se mérite, la SOAF veut le marquer dans la simplicité. Par une cérémonie de prière et de recueillement au siège de l’entreprise, sise à la zone industrielle demain samedi à partir de 10 heures.

 

Les masques de retour à Dédougou

Les masques sont de retour dans la cité de Bankuy depuis hier. Ils devront selon la coutume, sillonner plusieurs artères de la ville durant une semaine. Les règles sont strictes en la matière. Nul ne devrait se frayer un chemin au milieu des masques au risque de se voir molesté.  En tout cas, à l’annonce de leur réapparition dans la ville, des groupuscules de jeunes se sont formés autour d’eux comme cela se passe d’habitude. Les uns pour des jeux de provocation et les autres pour assouvir leur curiosité.

 

Axe Koundougou - Solenzo : sauve qui peut !

Le permis de conduire ne suffit plus pour rouler sur la route qui mène à Solenzo à partir de Koundougou. Il faut associer la force de ses muscles et son sang froid. Longue seulement de 70 kilomètres, les usagers mettent trois heures de temps pour la parcourir, en se faufilant entre les crevasses. Le souhait le plus ardant des populations des Banwa est de voir cette voie réhabilitée, car elle est capitale pour la province. C'est par elle que les différentes transactions commerciales s'effectuent. Grâce à elle, toutes les missions de contrôle, de suivi, de supervision intervenant dans les secteurs sociaux de base accèdent à leurs sites respectifs. La route historique de Pouy (village de feu Daniel Ouezzin Coulibaly) offre à ses usagers un spectacle désolant, alors il est nécessaire de la réhabiliter.

 

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