Sams’k le jah, artiste musicien burkinabè : « Démocratie pastèque » pour des sujets très essentiels
L’ex-animateur de la radio Ouaga FM, Sams’k le jah a séjourné dans la ville de Sya lors du « festival ciné droit libre ». Il en a profité pour présenter son dernier opus titré « Démocratie pastèque », à la presse. C’était le vendredi 13 janvier 2012 à l’Institut français.
C’est un maxi de six titres. Le premier, « Fiafiafia », met à nu la mutinerie militaire qu’a vécue notre nation. Et Sams’k le jah d’inviter tout le monde à la culture de la paix sociale et à adhérer à la politique d’émergence du Burkina Faso. Ce qui sous-entend l’unité entre tous les fils et filles du pays. «C’est dire à quel point, il est important d’avoir la paix. Mais je ne suis pas partisan d’une paix hypocrite ». Parce que dit-il : « L’arbre de la paix s’arrose avec l’eau de la justice ». Ensuite, « Démocratie pastèque », qui dépeint l’injustice qui sévit surtout à l’endroit des plus démunis. La pastèque, ce fruit dont la pulpe est rouge et la peau verte, est mis en corrélation avec la démocratie burkinabè. En clair «Démocratie pastèque veut faire la relation entre la pastèque qui est rouge à l’interne et vert du dehors et notre démocratie. On fait croire à l’extérieur que le Burkina Faso est une démocratie et dans le fond la liberté d’expression n’est qu’un leurre. Il y a toujours des sujets inabordables. Et ce sont des choses qui contribuent à faire grandir l’impunité », dira-t-il. Une autre version, savamment inspirée, est dédiée à Norbert Zongo pour marquer les 13 ans de son assassinat. Cet éminent journaliste de l’avis de l’artiste, restera à jamais un monument de la liberté d’expression et de presse. «L’article 37 ou nous vaincrons », aborde le thème du départ du président du Faso. D’autres titres tels que « Sankara à l’Onu » et « Démocratie en live » composent également le maxi du dernier « opus » de l’ex-animateur de Ouaga FM. L’album, sorti le 6 septembre 2011, se vend bien sur le marché. Par ailleurs, il ajoutera : « Je ne cherche pas à vendre des millions de CD, l’essentiel est que le message passe. Malheureusement, il y a des radios qui refusent de le jouer parce qu’ils ont peur de se faire sanctionner à cause de certains titres ». Il poursuivra en d’autres termes : « Personne ne peut m’arracher ma liberté. De toutes les façons, personne ne restera sur cette terre ». Sams’k le jah est sur un autre album qu’il entend produire aux USA. Et son souhait est que cet opus soit d’une dimension internationale. Il appelle la jeunesse burkinabè à se réveiller, car nous avons tous droit à la justice sociale, économique, politique (…). «Je ne suis pas un politicien, je suis un artiste et j’estime que mon rôle est d’éveiller les consciences et de donner une bonne image auprès de la jeunesse qui croit en eux et aux messages qu’ils véhiculent». Il conclut alors en ces termes : « Un autre monde est nécessaire ».
Bassératou KINDO





