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Global News

Lutte contre le trafic d’enfants : L’art comme outil de sensibilisation

La première semaine de janvier 2012 a été merveilleuse pour les enfants du secteur 1 (ex-Diarradougou). Ils ont bénéficié d’une formation en théâtre, danse, chant sous l’expertise de Joseph Bamogo et Paola Corti. Les restitutions ont eu lieu le samedi 7 et dimanche 8 janvier au musée de la musique, puis au centre djeliya.

Le but visé de cette formation selon l’initiatrice Paola Corti est d’éveiller la conscience individuelle et sociale des jeunes. « L’éveil de conscience individuelle ne voudra pas dire cultiver son super-égo. C’est d’être conscient des aptitudes et des habilités qu’on n’imagine pas avoir », précise-t-elle. Artiste comédienne et metteur en scène, Paola est d’origine italienne. Elle a foulé le sol burkinabè pour la première fois en 2007. Séduite par la différence de culture, mais unis par une langue commune qu’est le français, selon elle, l’idée de mettre en place quelque chose au profit des jeunes a germé. « En Italie, France et Belgique, je travaille beaucoup avec les jeunes enfants. Je crois fermement que le théâtre est important dans l’éducation des enfants parce qu’à travers l’art, on peut transmettre beaucoup de messages», dit-elle avec conviction. Pendant donc cinq jours, quelques enfants de Diarradougou ont appris les b.a.ba du théâtre avec quelquefois des pas de danse et de chant. Une pièce de théâtre a été montée sur la thématique du trafic d’enfants. Un phénomène qui perdure malgré les multiples sensibilisations et même répressions. Ces acteurs d’une semaine ont déployé tout leur savoir faire en matière de théâtre. Au cours de la présentation, ils ont émerveillé le public venu les encourager. Visiblement heureux, les jeunes ont montré leur dynamisme et surtout leur intérêt pour cette activité initiée par Paola Corti. En même temps qu’ils ont compris les causes et conséquences du trafic des enfants, les jeunes ont sensibilisé les spectateurs présents à la restitution. L’artiste comédienne italienne ne souhaite pas en rester là. Elle ambitionne réaliser une coproduction italo-burkinabè avec les jeunes. Parce qu’elle estime que la culture et la connaissance sont des éléments fondamentaux pour l’épanouissement des jeunes.

Bassératou KINDO